jour après jour
Dernièrement, un serpent de mer refait surface : la fin des blogs. Comme en toutes choses, des cycles plus ou moins longs rythment la vie des différents outils de communication. Plus la vitesse d’information augmente, plus l’information ressemble à une casserole d’eau bouillante avec ses milliers de bulles, comme autant de « tweet ».
La prochaine étape, dans un futur plus que proche, sera la connexion avec notre cerveau, pour envoyer via l’interface idoine, le message formulé. (G**gle est déjà sur le sujet, mais de toute façon, sur quels sujets n’est-il pas ?).
Donc, les blogs ont une baisse de régime, c’est sûr. C’est vrai que la disponibilité du blogueur et son envie d’écrire sont largement responsables de la vie de son blog. Il est plus facile de balancer dix messages ultra-courts par jour que d’écrire autant d’articles dans le même temps. Les deux procédés sont différents, se complètent, mais leurs cycles n’ont rien de comparables. On ne peut pas comparer tous les supports et accuser les uns d’alimenter la désertion des autres. Derrière chaque écrit, un mec ou une nana (mais jamais un poisson rouge) pense et répand le produit de sa réflexion. Parfois c’est génial et parfois c’est merdique. Qui a dit « comme en ce moment ? ».
Je me souviens avoir eu de longues périodes où l'article mensuel a prévalu. Et oserai-je le dire, article ultra court car je ne voulais pas que la plateforme du blog après 30 jours d’inactivité, affiche des pub dans tous les sens. Sinon, j’aurais pu laisser comme certains, plusieurs mois durant, le blog en jachère…
Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Mon rythme d’écriture sur le blog suit de près mes autres écritures. C’est le fait de partir plusieurs semaines dans le sud, qui modifiant mes habitudes, impose une autre façon de vivre que celle de la capitale.
misanthropie
Pourquoi ai-je tant de mal au fil des années à supporter mes semblables ? On peut trouver un tas de raison de circonstances, de lieux, de temps, mais la question reste posée. La réponse est-elle simple ? Peut-elle tenir en un paragraphe, une ligne, un mot ? Tout dépend de ce que vous attendez comme réponse rassurante.
Pourquoi vient-on me soûler avec des avis dans un ordre imposé (*) ? J’en ai rien à foutre, et si moi j’ai envie de commencer par B puis suivre avec C et finir avec A. Ah, cette sacro-sainte logique de ceux qui savent et qui édictant des règles ne supportent pas que l’on en chamboule l’ordre. Ils ont toujours l’impression de ne pas être considérés.
C’était pour une histoire idiote de volets…
La prochaine fois je ferme ma gueule et je laisse faire, sauf que cela ne se fera pas, car j’ai pas les sous !
(*) Edit. Certes, j'avais sollicité ces avis. Mais je voulais savoir quelles solutions, mêmes bâtardes, on pouvaient envisager. Donc faire travailler nos méninges pour intégrer les aléas et les mauvaises habitudes locales... Ça n'a pas marché.
14 juillet
Fête nationale (fête de la fédération 14 juillet 1790). Je me pose la question depuis longtemps sur cette commémoration : doit-on continuer à célébrer sous sa forme actuelle (militaire) une révolution sanglante — faudrait pas l’oublier — qui apporta son lot de principes républicains et lança fièrement « Liberté-Égalité » (le "Fraternité" viendra plus tard), puis plongea dans une guerre civile pendant dix ans avec ses épisodes plus ou moins horribles et calamiteux pour dire stop et se lancer dans l’empire ?
Puis replonger dans une monarchie, puis une autre, puis une république, puis un autre empire et puis encore et encore des républiques avec leurs cortèges de conflits et de conquêtes du pouvoir.
Vous remarquez que je n’utilise pas le terme « démocratie », honteusement mis en avant et au goût du jour au XIX° siècle. Pourquoi ? Pour une seule raison, nous ne sommes pas une démocratie, mais une république représentative.
Et cela change tout ! Une fois donnée votre voix, l’élu en fait ce qu’il veut ! Ou presque, avec toutes les nuances et les dérives possibles, sans pragmatisme. Et commence alors le jeu des girouettes qui osent vous dirent : ah, mais nous nous ne bougeons pas, c’est le vent qui tourne…
Comme le dit si bien 1loup.net :
L’Oligarchie ploutocratique est au pouvoir ! (1) :
Je vais vous lire une phrase de Sieyès, très vite, Sieyès : un fondateur du régime dans lequel nous vivons : ouvrez les guillemets, je n'invente pas, texto, c'est dans le Dire sur le veto royal, 7 septembre 1789 :
« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi. Ils n'ont pas de volontés particulières à imposer. S'ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif, ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n'est pas une démocratie (et la France ne saurait l'être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »
Et emballé, c’est pesé, circulez, y’a rien à voir !!!
A part ça, faut que je vous quitte. Faut que m’habille pour aller au Bal des Pompiers… Ben, quoi ? Les choupinoux pompiers sont superbes cette année et je me sens en grande forme…
(1) Le site d'origine ayant disparu, je mets en lien l'archive de net (30-03-2024) : l-oligarchie-ploutocratique-est-au-pouvoir-ouvrez-les-yeux-bordel
frustration
J’ai encore fait un rêve. C’était tellement réel que j’ai pu en garder une trace profonde après mon réveil. Mon cousin – un peu plus jeune que moi – a toujours retenu mon attention. J’ai toujours eu envers lui des sentiments tendres inavoués. Mais cette nuit dans mon rêve, je lui ai avoué ma faiblesse et mon amour. C’était curieux. Le lieu était neutre, une pièce dans les tons blancs et gris pale, sans mobilier apparent alors que je savais que c’était une chambre. Il me racontait ses dernières galères (dans sa vraie vie d’hétéro, d’ex-mari, de papa) et avait attendu ce moment là depuis fort longtemps, que je lui murmure un je t’aime. Maintenant, il savait qu’il allait être heureux. Je ne regardais et ne voyais que son visage rayonnant, ses yeux brillants et un sourire de bonheur.
J’ai senti que ce rêve était incomplet, que je n’avais pas tout retenu comme d’habitude. Mais je ne me vois pas imaginer les manques.
De façon parfaitement réveillé, j’ai pensé à lui toute la matinée. Pourquoi sa présence était si forte dans mon esprit ? A quel jeu jouait ma mémoire et mes sentiments pour lui ?
La frustration est venue plus tard… et là c’est pénible, car depuis le temps que durent mes sentiments pour lui, je ne peux pas y échapper. Je le rencontre au gré de nos réunions familiales, où nous avons toujours beaucoup de plaisir à nous voir et à bavarder. Il sait de façon non formelle que j’ai des sentiments pour lui, mais ne joue jamais avec ça. C’est déjà pas si mal. Au moins je ne suis pas allumé et chauffé à blanc avec tout un discours allusif ou des gestes équivoques. C’est un tendre respectueux de mes envies.
citations
J’ouvre quelquefois un livre des citations, au hasard et je feuillette sautant d’un mot à l’autre. Ce soir je viens de repérer au mot « imiter » une phrase de Chateaubriand :
« Un écrivain original n’est pas celui qui n’imite personne, mais celui que personne ne peut imiter ».
Ça laisse une ouverture, non ? Vous avez quatre heures pour commenter !
rêve
C’est drôle, je me souviens de nouveau de mes rêves quand j’émerge le matin vers 8 heures, et que je paresse jusqu'à 10 heures. Mes rêves sont de nouveaux en couleurs. Très construit, avec une véritable histoire, avec des gens que je connais, des garçons que j’ai aimés. Ce n’est jamais pesant et je me réveille complètement avec l’histoire en tête mais qui s’effiloche si vite… Quel dommage. Je suis serein pour attaquer la journée et mon premier café.
Je vais essayer d’attraper le prochain rêve et de le garder un peu dans la tête. Un seul moyeu : le raconter dans un dictaphone… Mais n’ayant jamais tenté la chose, j’ai bien peur de n’avoir pas grand-chose à dire sitôt l’esprit redevenu plus clair ou moins endormi si vous préférez.
C’est frustrant, je trouve.
jardin et écriture
Je suis arrivé dans le sud comme chaque année. L’herbe coupée a séché depuis quelques semaines en tas informes sur une des planches du jardin. Aujourd'hui, dernier jour de brûlage, car l’interdiction les jours suivants fera rappliquer la maréchaussée si un filet de fumée s’élève dans l’air du village. Et maintenant que l’herbe chaude a été arrosée, les volutes de fumée plus acres se dégagent de l’ancien brasier. Je quitte le jardin en traînant derrière moi et sur moi également cette odeur de vieil âtre froid. Dire que tous les ans c’est le même rituel. On coupe, on entasse, on laisse sécher et on brûle. Et on se change. Je déteste la campagne !
Me voici de nouveau en écriture. Il me souvient que lorsque "Le volet brisé" fut écrit il y a quelques années déjà, j’avais pondu (si je puis dire) les 150 pages manuscrites en cinq ou six semaines. Un texte brut par endroits, bien formulé à d’autres et le tout à la main avec mon superbe stylo à plume. J’avais constaté que la vitesse de la pensée s’accommode très bien du rythme de l’écriture manuscrite. Avec un clavier et six doigts à l’œuvre, vous ne pouvez évitez les coquilles et les fautes. D'où ces odieux retours en arrière. Je déteste aussi l’ondulation rouge du correcteur automatique qui surligne la faute. Comme je déteste le correcteur grammatical que je laisse vaquer à ses propositions de corrections idiotes quand la syntaxe littéraire et donc la forme grammaticale qui en découle, lui semble incongrue.
Cette année j’ai ressenti en partant un manque. Il semblait que j’avais oublié quelque chose. Ce n’est qu’en arrivant à destination, enfer et damnation, que j’avais simplement omis d’emporter dans mes bagages mon stylo à plume (et à piston) et l’encre bleue-nuit adéquate. Donc, ou bien j’écris avec un stylo bille, encre bleue, (et ne dites pas ‘quelle horreur’ avec un air de vierge effarouchée ou avec un air de puceau gourmand) ou bien je tape sur ce put*** de clavier !
Je me résous aux deux solutions selon mon humeur. Nous verrons bien à l’usage.
écriture
Comme pas mal de blogueurs, l’écriture se pratique aussi ailleurs. Il existe beaucoup de sites – une multitude serait excessif – qui propose de mettre sa prose en ligne sous le regard des internautes. L’œuvre peut être en cours d’écriture ou terminée. Les commentaires possibles, les suggestions autorisées ou pas. Bref, la flexibilité à la carte est la règle.
C’est ainsi qu’il y a quelques mois, j’ai découvert le site « espaces comprises » (http://www.espacescomprises.com/) (oui, en typographie, c’est féminin !) qui est une vraie caverne d’Ali Baba pour l’écriture et les expériences des uns et des autres. De là je suis parti sur un des sites où vous pouvez exhiber vos écritures !
« Atramenta » (http://www.atramenta.net/), un site parmi tant d’autres, m’a fait découvrir une nuit un jeune auteur. J’ai lu son livre en cours d’écriture. J’ai posté quelques commentaires et suggestions. L’auteur, d’un commerce agréable, dans ses réponses, m’a donné envie d’en lire un peu plus de lui. Je ne peux pas définir son genre de littérature et je ne veux pas. Il écrit de la fiction, mais pas que, et aussi des textes plus poétiques, plus fictionnels, durs et tendres, romantiques et acides. Merde, il écrit bien et ses nouvelles sont agréables et prenantes à lire.
Et après ? Et bien comme d’habitude, je suis épris de l’auteur, même si je sais que le coquin n’est pas seul dans la vie. Sa pensée est douce à mes neurones. J’aimerais bien le rencontrer. J’ai très envie d’avoir une de ces longues discussions – ou pas – à tiroirs et à digressions. Me confronter à un être sensible qui écrit comme un fou depuis pas mal de temps. Je vais continuer à lire ses écrits.
J’essaierais de le contacter à mon retour dans la capitale. Pour l’été je vais continuer à écrire mes textes dans l’insouciance des cigales, mais la persévérance des fourmis. (c’est cohérent ou pas ?)
expo et ciné
Pour commémorer le bimillénaire de sa mort, le Grand Palais et le musée du Louvre font revivre les grandes heures de l’empereur Auguste et l’effervescence artistique de son règne. L’image de l’empereur est alors omniprésente à Rome et dans les provinces. Une sélection de statues, reliefs sculptés, fresques, pièces de mobilier ou d’argenterie mais aussi la reconstitution d’une villa des pentes du Vésuve ou de tombes découvertes en Gaule révèlent les transformations du cadre de vie des Romains.
(in : http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/moi-auguste-empereur-de-rome)
Expo : « Moi Auguste, empereur de Rome », au Grand Palais. Plus qu’une expo sur l’empereur, c’est aussi un moment crucial de l’histoire romaine. Après de multiples guerres intestines pour prendre le pouvoir de la République, et d’instabilité sociale, voilà que nous basculons de la république à l’empire. C’est à travers le parcours singulier d’Octave (nommé Auguste plus tard) que nous assistons à la création de cette foutue « Pax Romana » et de la stabilité (relative ou pas selon les territoires) d’un empire qui marquera de façon durable les futurs pays. Ceux qui se formeront après la chute de l’empire d’occident puis d’orient.
Fait remarquable de cette expo : les sculptures, les éléments de décorations des temples, les mobiliers, les trépieds (pliants s’il-vous-plait), les ustensiles, etc. Une grande richesse de témoignages après 2000 ans qui donne un petit aperçu de la vie romaine. Je doute qu’il en reste autant de notre 21ème siècle dans 2000 ans.
Ne pas oublier aussi le testament d’Auguste, dont nous n’avons qu’une copie. En fait c’est un bilan politique, social, économique, juridique et militaire des quarante années de règne.
« J’ai trouvé une Rome de briques, j’ai laissé une Rome de marbre… »
Expo à voir pour les amateurs de l’antiquité. Et puis ils savaient vachement bien sculpter les mecs !
Un petit tour à la boutique. Je n’ai pu résister à l’achat d’un livre simple et fort bien fait sur les mœurs, la cuisine, les banquets, les interdits, les codes sociaux. Composé de textes courts extraits des textes romains parvenus jusqu'à nous – sérieux, drôles ou cyniques - cet ouvrage se lit dans l’ordre que l’on veut. C’est très agréable.
Pause déjeuner chez le japonais, puis direction le ciné.
Pas grand-chose au programme. On se décide pour un Tom Cruise dans « Edge of tomorrow ». Je ne raffole pas de l’acteur, mais l’histoire a l’air de tenir la route. Finalement ce fut un bon cru. Entre SF et Anticipation (faudra qu’un jour on m’explique vraiment la différence), l’histoire est enlevée et pour une fois la fin tombe à pic. C’est pas si fréquent dans ce genre d’histoire.
Dans un futur proche, des hordes d'extraterrestres ont livré une bataille acharnée contre la Terre et semblent désormais invincibles : aucune armée au monde n'a réussi à les vaincre. Le commandant William Cage, qui n'a jamais combattu de sa vie, est envoyé, sans la moindre explication, dans ce qui ressemble à une mission-suicide. Il meurt en l'espace de quelques minutes et se retrouve projeté dans une boucle temporelle, condamné à revivre le même combat et à mourir de nouveau indéfiniment… Avec Tom Cruise, Emily Blunt, Bill Paxton (in allociné)
Dit comme ça, on se dit que bof, encore des extraterrestres et la Terre. Oui mais le surprise n’est pas là. La surprise est temporelle… et je ne vous en dis pas plus.
PS. Lady S. était de la fête, bien sûr !

