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écriture

Publié le par pouxi

Il m'arrive de suivre des écrivains amateurs (le mot n'est pas juste, en fait) dans leurs joies et leurs souffrances au fil de la plume. On peut lire, donner son avis, proposer des corrections, en bref, s'introduire dans l'écriture de l'autre. Le procédé est ambiguë. Jusqu'où peut-on aller ? Le savoir-vivre doit-il être présent pour nous éviter tout débordement ? Et si débordement il y a, est-ce la sincérité du propos qui nous pousse ?

Je ne sais absolument pas répondre à ces questions. En fait, j'ai lu le début du bouquin mais impossible de continuer. L'auteur est en panne. Rien de dramatique, les coups d’arrêts sont choses normales. Je me sens frustré de ne pouvoir connaître la suite et c'est mis en moi une mécanique redoutable : chaque fois que je pense à cet ouvrage inachevé, une suite me vient à l'esprit. Jamais la même exactement, mais des suites avec leurs variantes, leurs bifurcations. Toute une construction uniquement en pensée, puisque je n'écris jamais la suite que j'imagine.

Régulièrement, je pose la question à l'auteur " où en est-on ? ". Vous imaginez sa réponse " je suis bloqué ! ". Ou quelque chose du même genre. Et là une autre mécanique apparaît sournoisement : et si j'écrivais cette suite qui me fait tant défaut ? Je sursaute, comme émergeant d'un mauvais rêve. Il n'est pas question que je vampirise l'auteur. C'est contre mes principes. Sauf que je me méfie des principes. Ils ont l'art de vous enfermer avec de bonnes intentions et l'enfer, aussi, est pavé de bonnes intentions !

Attendons encore que le géniteur de cette œuvre puisse reprendre la plume.

Publié dans écriture

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mec du jour

Publié le par pouxi

mec

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hors de paris

Publié le par pouxi

Le temps un peu incertain du matin, ne m’a pas empêché d’atterrir à St-Germain-en-Laye. Lady S. avait organisé cette sortie. A St-Germain, un château, mastoc qui héberge depuis Napoléon III le musée d'Archéologie. Et c'est bien un château-fort mais amoindri des accessoires qui en faisait sa force.

L'entrée était exceptionnellement gratuite ce jour là, mais Lady S. avait des billets d'entrée délivrés par son CE, que maintenant elle doit se faire rembourser.

Nous voici en train de visiter la chapelle dont les sculptures significatives – des visages de la dynastie de Louis IX – sont sur les voûtes. Donc à cette distance on ne distingue rien...
Puis visite des vestiges et objets de la Gaule gallo-romaine. On y découvre des objets, des bijoux, des agrafes magnifiques, d'un design digne de nos plus grandes créations contemporaines. Je ne peux m'empêcher de remarquer combien les objets usuels et communs (cuillère, louche, écumoire) sont décorés avec beaucoup de finesse et d'imagination. Au fond, un bijou était beau et un objet utile devait être beau également.
Bien évidemment, les sculptures ou les sols de mosaïque provenaient de maison patricienne. Le pauvre bougre n'avait rien et n'aurait pu rien nous laisser. Et le plus extraordinaire de cette visite était qu'il n'y avait personne. Je dis bien personne d'autre que nous et deux ou trois gardiens ! C'est dingue.

Déjeuner dans un petit restaurant suédois. Délicieux. Le ragoût de renne était un vrai régal.

Et direction vers l'Abbaye de Chaalis, pour la journée de la rose. Nous avons un peu merdouillé pour y arriver mais cela valait le coup. Nous y reviendrons pour visiter le musée et l'abbaye.
Des roses et des roses de toutes formes, couleurs et textures. Mais aussi d'autres fleurs, des plantes aromatiques ou pas, des outils de jardin, des paniers... Lady S. est reparti avec un rosier rouge pour son balcon et un pot de thym. Du coup je regrette de ne pas habiter l'immeuble moderne en face du mien, qui comporte un toit terrasse – déjà pourvu de plantes et arbrisseaux – accessible aux résidents du dernier étage...

Publié dans gaule, romain, rose

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