écrire et corriger
Écrire, d’accord. Mais relire et relire et corriger et corriger. C’est carrément soûlant. On finit par ne plus savoir ce qu’on lit pour la énième fois. Nos yeux parcourent le texte mais le cerveau n’imprime plus. Et ça, ce n’est que pour la partie « style ». Évidemment, les fautes de frappes et d’orthographes viennent se glisser ça et là, histoire de pimenter la chose. Au détour d’une phrase, vous vous dites que la suivante n’a rien à faire ici et vous réécrivez. Oui, mais cela en dit encore moins que dans la version d’il y a trois minutes. A cet instant vous jurez, en anglais. C'est aussi grossier, mais plus chic.
Pause café…
Puis, vous vous résolvez à chercher un outil qui aiderait un peu à faire apparaitre les scories, les tics d’écritures, les redites (du genre un prénom qui apparait moult fois dans un chapitre), la fréquence des mots, leur proximité, etc., etc. Vous ne cherchez pas un robot qui écrirait à votre place, faut pas pousser. Et puis la souffrance et le plaisir de faire des phrases qui racontent quelque chose, c’est quand même le pied !
Finalement, j’ai trouvé un petit logiciel « Repetition Detector 2 » (*). Il y a une version gratuite en ligne, limitée en fonctionnalités et la version payante à télécharger pour un prix dérisoire de 6 euros (avec essai de 30 jours). Pour ce prix, là vous avez le paquet cadeau mais sans le ruban !
Outil simple à manier, paramétrable, juste ce qu’il faut. Moi ça me convient parfaitement. Pour le reste il faut faire l’effort de réécrire. De faire comme Flaubert qui lisait ses textes à haute voix, pour parfaire le style et l’équilibre du texte, si ça vous tente.
Bien sûr, il y a le must « Antidote 8 » de nos amis canadiens, qui fait plein, plein de trucs en plus (non, pas le café), avec des guides, des dico, mais c’est plus cher, vers les 120 euros. Faut vraiment en avoir besoin.
Et maintenant, je découvre avec horreur tous ces mots surlignés qui me disent que j’écris comme un cochon, comme ça vient, au fil de la plume. Vous me direz que je l’ai bien cherché aussi.
Courage. Je repars dans les relectures de ma propre prose… je suis déjà si fatigué.
(*) Repetition Detector 2 vous aide à lutter contre les répétitions (et conserve votre mise en forme), mais pas seulement : auxiliaires, adverbes et adjectifs abusifs, phrases entières "tics d'écriture" et répétitions euphoniques sont aussi repérables.
envie...
Envie... Qu’allez vous imaginer subitement ? C’est pas du tout ce vous pensez. Je lis les blogs et bien sûr je tombe sur des perles d’écriture.
Le dernier blog, qui m’a tenu longtemps après minuit car je l’ai lu en entier, est celui de Jay. Il a écrit plein de choses, romantiques, homo-érotiques, fantastiques. Le format « nouvelle » convient pleinement à son style. Il n’est plus très productif en ce moment, mais tous ceux qui écrivent le savent, les ralentissements et les pauses font parties du jeu. C’est aussi un blog avec le quotidien. (La galaxie de Jay)
Le précédent est celui de JC. Heckers. Là nous avons affaire à un accro de l’écriture. Il publie ses textes sur des sites web dédiés. Son site est beaucoup plus copieux et je n’en ai pas fait le tour encore complet. Son style : voilà une terrible question, même pour lui. Fiction, anticipation, mais pas que ça. Sa vie tout court également, ses coups d’indignations et ses réflexions sur le quotidien, un blog, vous savez bien ! (Quasi allegretto).
Du coup, j’ai envie de rencontrer en chair et en os ces auteurs qui me tiennent éveillés.
film
Je vais être sympa. Je vais vous donner un scoop, et merci à Tom Weil pour l'info.(www.commentfaireunfilm.com)
Jack Bauer n’a pas de vessie !
Le principe de 24, c’est de suivre les aventures de Jack Bauer en temps réel, c’est à dire que ses faits et gestes ainsi que l’intrigue se déroulent sur 24 heures. Chaque épisode dure une heure, bref, nous suivons sa progression minute par minute. Sauf que pour nous, en France, les épisodes ne durent que 40 minutes (voire 42 minutes) étant donné qu’aux USA la série est entrecoupée de pubs. Les pubs + l’épisode durent en tout une heure.
Tout cela pour dire que Jack ne chôme pas, à tel point qu’il ne va jamais aux toilettes, il ne mange presque pas et ne boit pour ainsi dire jamais. Alors on peut se dire qu’il a des problèmes de transit et comme il ne mange pas, il n’est pas embêté de ce côté là. Comme il ne boit presque jamais, il ne doit pas uriner.
Résultat, Jack Bauer est une princesse !
(in http://www.commentfaireunfilm.com/sequence-vie-quotidienne/)
Et maintenant je finis mon film !
énervé, parfois...
Les faits : un cousin vient me faire part d’un bouquin écrit sur la région, il y a quelques dizaines d’années. Et me dit : « pourquoi l’auteur à orthographié le nom du patelin avec deux « l » et un « n ». C’est logiquement l’inverse. Il a écrit une connerie ! »
Et vlan, dans les dents. Et avec un air supérieur, j’vous raconte pas. D’accord, c’est une grosse tête (le cousin), agrégé et tout et tout, mais quand même. Faut dire que le nom de ce patelin se trouve écrit parfois (dans de vieux documents) avec deux « l » et deux « n » ou une seule consonne de chaque ou en alternance, bref, personne n’étant réellement d’accord sur l’orthographe exacte ou plutôt sur l'origine du nom. Et on laisse à chacun son humeur, mettre le nombre de « l » et de « n » comme il veut. Sur les panneaux du patelin, la chose est figée depuis longtemps avec deux « l » et un « n ».
Voilà ce qui m’agace. Cette propension chez certain à affirmer, à graver dans le marbre, une opinion ; et on y revient pas, c’est comme ça et pas autrement. Alors que tout le monde sait que rien n’est franchement immuable.
Il m’a refait le même cirque sur l’ inscription latine, dans une chapelle du 18ème siècle, gravée dans le marbre pour le coup. Comme ce n’était que le texte recopié et non pas une photo, je n’ai pas pu justifier ma bonne foi. Si je lui montre la photo, une chance pour qu’il me dise que le graveur a fait une erreur ! Pfff…
Mais putain qu’est ce qu’il en sait des altérations nombreuses du latin écrit dans des coins reculés, voire paumés, par des graveurs ignorants et un clergé qui pratiquait plus le latin de cuisine que le latin de Cicéron ! Ouais. Mais mon cousin, il sait ! Re-Pfff…
Je ne discute plus. Je fais « ah, oui…, on regardera à l’occasion. », et je clos le sujet en passant à autre chose. Plus les années passent et plus je m’aperçois, d’abord que les faits sont têtus, que nos connaissances sont bousculées régulièrement, et que je ne supporte plus qu’on sodomise les diptères (pour ceux qui savent pas c’est : ‘enculer les mouches’), au détriment d’une vision large et cohérente du tout.
Donc, parfois, pour le détail d’une crotte du fameux diptère, je reste dans l’approximation voire l’erreur, consciemment, sachant que cela ne change rien au final. Et là j’en vois un qui tique… oui…, mais….
Ta gueule, on a fini ! Je le voyais déjà partir en physique quantique… la relativité et tout le bastringue.
anniv (s)
Aujourd’hui, anniv de ma frangine. Donc Happy Birthday de loin puisque moi dans le sud et elle dans la capitale !
Mais hier, c’était l’anniversaire de Ray Bradbury, auteur de SF et de fantastique. Un poète de l’irréel.
« Chroniques martiennes », écrites en 1950, « L'Homme illustré », recueil de nouvelles publié en 1951, et surtout « Fahrenheit 451 » publié en 1953.
Ray Bradbury a écrit sur la survie spirituelle de l'humanité s'opposant au matérialisme de la société. Bien qu'il ait souvent été présenté comme un écrivain de science-fiction, Bradbury lui-même ne s'est jamais enfermé dans un type de narration :
« Avant tout, je n'écris pas de science-fiction. J'ai écrit seulement un livre de science-fiction et c'est Fahrenheit 451, basé sur la réalité. La science-fiction est une description de la réalité. Le fantastique est une description de l'irréel. Donc les Chroniques martiennes ne sont pas de la science-fiction, c'est du fantastique ».
Bradbury se préoccupe peu de réalité scientifique, et pour cela fut peu reconnu des amateurs américains de SF « pure et dure ».
(in wikipedia)
temps changeant
Trois jours que le vent souffle comme un dingue. Le platane largue ses feuilles partout. Et il faut les ramasser pour le prochain brûlage. Car ce putain d’arbre (le platane) a des feuilles qui ne pourrissent pas. N’allez pas les mettre dans un trou pour faire du compost. Quand vous revenez l’année suivante, les feuilles ont toujours mauvaise mine, mais ne sont pas décomposées ! C’est un arbre chiant pour ça. Il fait des feuilles mortes dix mois sur douze. Passons à une plante.
Les belles-de-nuit, par exemple. Voilà des plantes sympa. Vous coupez l’herbe – et elles avec – à la fin du printemps et dès que vous arrosez vos bordures, les voilà qui repoussent en abondance et donnent à la nuit tombée des fleurs magnifiques fushia, en corolles. En plus elles essaiment aux alentours et produisent des pieds fleuris en continu. Quand je vous disais que les belles de nuits étaient sympas. Vous voulez une image ? D’accord, dans un prochain post, c’est promis.
Ce vent qui n’arrête pas de souffler me prends la tête. Putain de mistral !
peu de choses
Quelques jours sans écrire. J’étais un peu bousculé par mes activités d’été. Pas la plage, simplement jeter un œil sur les maçons qui travaillent bien, mais sans plan (ça, c’est un peu de ma faute…). Que des instructions orales. Du coup, vous avez intérêt à regarder un tantinet ce qu’ils font. Et ce qu’ils défont et refont, bien sûr.
Et puis les confitures. Après les prunes jaunes, voilà les reines-claudes. Quand les figues arriveront à maturité, je les laisseraient tranquilles. En manger quelques unes, mais point de confitures. C’est trop la galère avec les figues
A part ça, j’ai toujours pas aperçu mon choupinou de facteur-remplaçant de l’année dernière. J’espère sa visite avant la fin du mois. Et si en plus je m’envoyais des cartes postales ? A moi, oui, parfaitement. Le plaisir de le voir tous les jours augmenterai. C’est du n’importe quoi. Le coup de chaleur n’est pas loin. Une respiration, un verre d’eau glacée, ça va me calmer… Enfin, je crois.



