lecture
En ces temps pluvieux et loin de la capitale, il me reste les films et les bouquins. Mon libraire m’a envoyé les 7 volumes de Proust « À la recherche du temps perdu ».
Beaucoup ont en tête « Swann » et « la madeleine », mots passés dans notre langage pour exprimer parfois autre chose que l’idée originale.
Chanson de Dave « … du côté de chez Swann » et « madeleine » pour souvenir.
Mais connaissent-ils leur provenance ?
J’ai toujours pensé que Proust était illisible. J'ai commencé, jeune, à lire le premier volume et j’ai calé au bout de 20 pages. Puis j’ai recommencé des années plus tard et à la page 50, j’ai calé. Aujourd’hui, la sagesse aidant et avec quelques années de plus, j’ai carrément pris le parti de lire la totalité de la « Recherche ».
Et là, surprise ! Mes journées étant assez remplies, je lis le soir. Une vingtaine de pages ou plus par jour, pour le moment. Je ne me lasse pas. Certes les phrases sont denses, longues et nécessitent un effort soutenu de lecture. Pas question d’écouter de la musique en même temps. Mais on intègre le rythme et le style au fur et à mesure, sans problème.
Mais alors, c’est quoi cette histoire. C’est une longue histoire, une chronique, un roman, que sais-je encore. Les descriptions des personnages à travers les situations affrontées, les réflexions et commentaires sur les uns ou les autres, la peinture de cette société hiérarchisée est finalement plus proche de notre siècle que l’on pense. Me croirez-vous si je vous dis que j’ai souri et même éclaté de rire à la lecture de certains épisodes. Donc je continue cette lecture avec envie.
À bientôt.