tristesse

Publié le par pouxi

Trente jours vides. J'ai vu la mort s'approcher doucement. Je l'ai même touché. Et puis une partie de moi s'est écroulée. Mon cerveau a fonctionné différemment. Ma mémoire a fixé des flashs instantanés. J'ai déposé un baiser d'adieu sur ce front encore tiède. Notre mère nous a quitté vers l'inconnu... 

Je suis retombé dans le réel. Le coté pesant et sordide des formalités. Mon calendrier n'égrène plus les jours. Les pense-bêtes, les formulaires, les courriers se suivent. Rien n'est revenu à la normale. Quand tout sera terminé, je regarderai de nouveau le ciel, ses nuages, le soleil et la lune en pensant à elle... 

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