• imprévu !

    Luz Casal, Es mehor que te vayas

    Coup de téléphone de ma sœur ce matin : on décale le déjeuner d’anniv’ de ma nièce à dimanche soir. A peine raccroché, coup de sonnette de ma voisine un étage au dessous. Sa douche déborde, ne se vide plus, et pire l’eau refoule. Aie, certain que la colonne est bouchée plus bas. Et me voilà montant et descendant l’escalier pour prévenir mes voisins de ne plus utiliser ni les éviers, lavabos ou douches ou ... sani-broyeur ! Ma voisine a appelé un plombier. Moi, pendant ce temps je suis allé dans ma cave pour dégager l’accès au siphon de la colonne.
    Le plombier arrive. Une bonne tête, super sympa. Mais pour intervenir, il faut attendre le syndic. Nous bavardons de choses et d’autres, et il me propose de filer boire un café en attendant que le syndic se pointe. J’ai trouvé que cette matinée qui avait commencée de façon chaotique l’était bien moins à présent. Le syndic débarque. Je lui laisse le plombier.
    Je remonte chez moi.

    Une heure plus tard, le plombier se pointe. Je lui avais demandé de me laisser ses coordonnées professionnelles et il venait me les donner en personne. Franchement, il a du charme, ce mec. Il m’a donné téléphone fixe et portable et il est reparti pour dégorger cette foutue colonne. Mais je ne suis pas assez culotté pour le draguer. Il est très expansif, très sociable, très avenant, mais pour le reste, je ne sais pas.
    Je redescends dans la cave : ils sont maintenant trois à bosser avec la haute-pression dans les tuyaux. Je repars et demande à Romain (le plombier choupinou) de me prévenir quand il aurait fini. Faut bien que je le referme cette cave.

    Je me dis que cet épisode est drôle. Je dois faire des courses puis aller chez le coiffeur. Mais il est déjà 16 h et le temps passe si vite. Je commence à écrire ce billet quand Romain arrive tout essoufflé au 5ème étage pour me dire que tout va bien mais que le siphon est à changer. Nous repartons à la recherche du syndic qui a annoncé son retour vers 16h et que l’on finit par attendre devant l’immeuble. Bavardage pendant une grosse demi-heure. Il mate sans équivoque les nanas qui passent, glisse très vite dans la conversation qu’il a une copine. Mais ne refuse pas que je pose main sur son torse vêtu d’un T-shirt noir quand je lui dis de rentrer dans le hall sinon il va attraper la crève.
    Le syndic se pointe.
    Je dis au revoir à Romain avec mes deux mains en débitant les phrases adéquates. Sa main est chaude est douce. Il ne la bouge nullement pour la retirer. A bientôt dans le quartier, me dit-il. Il est vrai qu’il bosse dans mon arrondissement.

    Il est 17h et j’ai le temps de faire quelques courses et d’aller chez le coiffeur.
    Et maintenant je suis sur mon ordi en train de vous raconter tout cela.
    Pourquoi une complicité aussi immédiate ? A moins qu’il ne soit pas seulement hétéro.
    Les rencontres de ce style me laissent toujours perplexes et teintées d’un goût amer.

    mis en ligne 19:32


  • Commentaires

    1
    Dimanche 18 Novembre 2007 à 21:20
    Piel
    vaut mieux avoir des remords que des regrets.. Moi perso, j'aurai foncé! (si tu es célib. bien sur!)
    2
    Buzenval
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 01:55
    je suis d'accord avec Piel. Je trouve qu'à chaque fois il te manque un peu de "courage". la prochaine fois, fonce, petit ! :o)
    3
    buzenval
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 01:55
    la main qui se promène... petit coquin !
    4
    pouxi
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 01:55
    buz > le pire c'est que je fais ça très naturellement !!!
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