• chaotique !

    Glenn Miller, Blue evening, 1939

    [ musique pendant que j'écris, dimanche soir,]

    Cela avait bien démarré. Lady S et moi avions rendez-vous, vendredi en fin de journée, à la Biennale des Antiquaires au Grand Palais. J'avais plusieurs raisons d'y aller.
    La première : Lady S ne connaissait pas et je voulais revoir ce somptueux édifice restauré, revoir sa verrière, sentir la hauteur de sa coupole sous laquelle j'avais déambulé à l'époque où le Salon des Indépendants s'y installait et que mon adorable cousin exposait ses toiles aux nus masculins très équivoques.
    La deuxième : la Biennale des Antiquaires a le coté odieux du fric quand il est puant, mais tout en même temps on peut admirer dans cette manifestation un concentré d'art et d'artisanat sous toutes ses formes (mobiliers, bijoux, objets, peintures, miroirs, parquets, sculptures, antiquités) sur 1000 ans. Ce soir là, la majorité des visiteurs semblaient plus agir comme des touristes dans un musée plutôt que comme des acheteurs ne sachant comment dépenser leur argent. C'est pour cela que la visite fut agréable et instructive. Lady S a bien craqué sur une bague de 1 cm2 de diamant blanc pur à 125.000 euros, mais j'ai résisté ! J'ai pas eu de mal !

    Sortie du Grand Palais et bavardages sur nos amours si minces qu'on se demande si elles existent encore. Dîner chez un indien et télé pour "sex & the city". A la fin, la chaise en bois et cannée qui me supportait, s'écroule sous moi ! Qui ose dire que je suis lourd, alors que c'est la chaise qui est vieille ! Je raccompagne lady S et retour au logis. Couché tard.

    J'aurais du prendre comme avertissement des dieux, ce bris de chaise...

    Samedi, lever fort tard vers midi. Encore deux mails de Tom. Des mails qui ne demandent pas de réponse. C'est plutôt un monologue ou des notes prises sur un carnet au gré de son humeur.
    Je suis crevé. J'ai la tête en vrac. Je décide de ne pas me lever. Vais-je rester toute la journée à traînasser au lit ? C'est pas raisonnable, j'ai des trucs à faire. Lesquels d'ailleurs ? Je ne sais pas. Mon frigidaire est vide, mais demain c'est dimanche et j'ai le marché. Au pire j'ai un G*20 ouvert toute la journée ! Quand on a de telles facilités on a une tendance à la paresse.
    Plus la journée passait, moins j'avais envie de sortir de mon lit. Une mollesse prenait mon corps et un vague à l'âme envahissait mon esprit. Je ressassais les problèmes et les tracas en cours sans qu'aucun embryon de solution ne vînt calmer cette agitation cérébrale. Bilan peu brillant : entre un p'tit-déj et deux faux déjeuners-dîners ponctués de siestes éphémères ma journée du samedi termina sa course sur une nuit quasi normale.

    Dimanche : frais et dispos. Levé 9h00. Petit-déjeuner. Agitation ménagère. Déjeuner. Puis je décide de sortir et de faire un tour au Café. J'adore faire ça le dimanche dans l'après-midi. Je discute avec mon barman (quand il est de service), le lis le journal, parfois un copain passe par là et nous discutons. Mais aujourd'hui, rien comme un dimanche. Mon barman n'était pas là. Le nouveau a oublié de me donner du sucre. Aucun pote n'est passé. En repartant je me suis fait agresser verbalement pas un mec (un habitué du quartier, nourri par tout le monde) qui voulait 10 euros pour bouffer. Je lui donne ma monnaie (environ 2 euros) et il me traite de salaud et d'en*culé. Je reste cloué, halluciné. Puis je bouge en lui lançant un « va te faire foutre ! » Je sais, j'aurais pas du, mais merde, je lui donne souvent une ou deux pièces. J'ai eu l'impression désagréable qu'il me rendait responsable de sa misère...

    Je traverse et sur le trottoir d'en face, je fous le pied dans une merde fraîche. L'agacement est à son comble. En route pour le G*20 pour faire quelques courses. Je redescends la rue derrière un couple de petits vieux. A mon approche, des effluves nauséabonds atteignent mes narines. J'accélère et je double au moment où le vieux disait à sa femme « tu sais, ces légumes se donnent des gaz ». J'ai eu envie de lui dire « a qui le dites vous !. » 
    Pas d'incident pendant mes courses ni lors de mon retour at home.

    Encore un mail de Tom. J'ai l'impression de jouer les analystes à distance. Et puis il dort quand, pour m'envoyer des mails à cette heure ci ? Je lui réponds, tout en douceur et en nuance. Qu'attend t-il de moi maintenant ? Il a commencé à raconter, à se raconter. Suis-je prêt à tout entendre ? Beaucoup, oui. Tout, je suis pas sûr. Attendons le prochain mail...

    Je peux dire que c'était un dimanche de merde ! (jeu de mot facile, désolé) et un week-end un tantinet chaotique !

    Demain lundi : RTT !!!

    mis en ligne 23:50


  • Commentaires

    1
    Lundi 25 Septembre 2006 à 01:37
    GanymÚde
    Ca fait souvent du bien de parler, mais au bout d'un moment on en a marre, alors surtout, n'hésite pas à lui dire de te foutre la paix pendant quelques jours.
    Il faut aussi savoir se préserver un peu dans les moments difficiles.

    Courage
    2
    Lundi 25 Septembre 2006 à 09:33
    Il y a des jours comme ça... des merdes, des emmerdes...  vive ton weekend prolongé !!!! :o)
    3
    Lundi 25 Septembre 2006 à 11:10
    les tamaris
    te conseille l'achat d'une scie sauteuse et la pose d'un lambri au mur... comment ça pourquoi ? ben je sais pas mais au moins ça occupe l'esprit et dans ces moments là c'est tout ce qui compte
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