• Il est dans le caractère français d'exagérer, de se plaindre et de tout défigurer dès qu'on est mécontent.

    N.B.


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  • Tous les ans, à la bonne saison, chaude en général, je m'absente de Paris pour le sud et je ne rentre qu'au bout de deux ou trois mois. Mais cette année bat tous les records de brièveté. Départ dans une semaine, probablement pour un temps gris voire pourri et pour un mois seulement. Donc retour à la mi-décembre. Je ne pense pas écrire pendant cette période. Nous aviserons une fois sur place. 


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  • Tiré de l'ouvrage "Petite anthologie des mots rares et charmants" de Daniel Lacotte, éd. Albin Michel.

    Huluberlu (n. m., XVIe s.)

    Écervelé, loufoque, extravagant et farfelu, voire gaffeur, l'hurluberlu se conduit, parle et agit de façon excentrique, étrange, bizarre. Et, le plus souvent, son comportement ne manque ni d'aisance ni de naturel.

     

    Puis, je me suis dit "pourquoi ne pas aller voir ce que dit le Cnrtl..."
    (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales)

    Voici ce que nous dit le lexique du CNRTL pour le mot "hurluberlu" :
    (extrait)

    HURLUBERLU, -UE, subst. et adj.

    (Personne) qui se comporte d'une façon bizarre, extravagante, inconsidérée.
    Synon. écervelé, évaporé, extravagant, farfelu (fam.).

    A. − Subst. On parle de l'hurluberlue qu'est la princesse, tombant comme un ouragan dans la maison, jetant le désarroi chez tout le monde, même chez les médecins, par ses exigences de promptitude impossible demandée aux remèdes, par ses inventions d'aération propres à tuer un malade, par ses agitations, ses inquiétudes (Goncourt, Journal,1888, p. 770).C'est un hurluberlu, une tête brûlée, un maboul. Et puis, il est un peu sournois (Duhamel, Cécile,1938, p. 184) :

    « Cet étonnant abruti de Napoléon III, hurluberlu couronné, prince des gaffeurs et des imprévoyants, l'avait envoyé [V. Hugo] en exil, où il moisit, entre les bras adorables et les jambes exquises de Juliette pendant dix-huit ans. »
    L. Daudet, Brév. journ.,1936, p. 81.

    − [Dans une constr. qualificative antéposée] Cet hurluberlu d'Armand se conduisait d'une façon bizarre (Aragon, Beaux quart.,1936, p. 381).

    B. − Adj. Il est juste que je cite à part Marcelle Yrven, excellente dans un de ces rôles de marquise hurluberlue qui ne pardonnent pas à une comédienne médiocre (Colette, Jumelle,1938, p. 77). Pascal (...) me demanda l'objet de ma visite. Je ne pouvais tout de même pas lui répondre, de but en blanc, que cet objet, c'était en quelque sorte lui-même (...). Prise de court et préférant passer pour fâcheuse que pour hurluberlu, je lui parlai rapidement (H. Bazin, Lève-toi,1952, p. 113).

    − P. ext. [En parlant de choses] Qui dénote de la bizarrerie, de l'extravagance. Une page tout à fait hurluberlu (Péguy, Argent,1913, p. 1196).

    .../..


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    « Bach - Variations Goldberg 1-1 », T. Nykolayeva, piano-forte.


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  • Une fois n'est pas coutume de faire de la pub pour les éditions de la BNF. Mais on y trouve souvent des ouvrages très bien faits. Cela faisait longtemps que je n'avais pas mis les pieds dans la librairie "le Divan" qui est à coté de chez moi, lui préférant celle de la Fnac à Montparnasse par commodité. Entendez qu'il est plus facile de sortir du cinéma et d'y aller dans la foulée. Le Divan : deux ans et demi que je n'avais honoré ce lieu de ma présence. Tout a été refait. Fini le demi niveau et la mezzanine. Du coup les rayonnages sont plus hauts, il y a une échelle et aussi des vendeurs prêts à grimper ! Mon ancienne carte de fidélité est devenue obsolète. Normal, ma fidélité n'était pas au rendez-vous. J'ai une nouvelle carte.

    Et cet ouvrage ? C'était pour en faire cadeau à ma sœur, au motif d'un retard d'anniversaire... Elle a beaucoup apprécié le livre mais elle n'a pas cru un instant au motif !

     

    Murs de papiers (BNF)

    MURS DE PAPIER

    L’ATELIER DU PAPIER PEINT (1798-1805)

    Christine Velut. Préface de Vincent Darré.

    Cet ouvrage vous invite à une histoire haute en couleur qui s’écrit sur les murs des intérieurs bourgeois à la fin du 18ème siècle, à l’heure où le papier peint s’impose comme un objet de décoration à la mode, grâce à la grande variété de ses motifs qui constituent, encore aujourd’hui, une source inépuisable d’inspiration.

    Broché, 278 pages, 100 illustrations, 23 × 33 cm, parution 31-10-2018. 39 euros.

    (Extrait du site BNF > http://editions.bnf.fr/en/node/3170)


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    Willy Ronis, Vincent et le chat, Paris 1955
    Willy Ronis, « Vincent et le chat », Paris 1955.

    « Indian Love Call », Chet Atkins (1951).


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  • C’était en octobre, le 26, un vendredi, plus précisément.

    La journée était belle. J’avais réservé pour le déjeuner dans un restaurant peu connu : celui de l’École des métiers de la table.

    Arrivée à 12h30 tapantes. Pas question d’être en retard, vous êtes dans une école.

    Les nappes blanches sont en tissus, parfaitement repassées. En revanche, une chose à laquelle je ne me ferais jamais, c’est la position de la fourchette (ou de la cuillère). La fourchette, les dents vers le haut ! Ces foutus anglais, car c’est leur tradition, ont réussi à imposer cela au monde. Il faut dire que leurs écoles de personnel de maison sont réputés. Je vous laisse découvrir pourquoi cette agaçante différence pour nous faire chier. Si vous venez déjeuner chez moi (hé, j’ai pas dit demain !) votre couvert sera à la française dans la plus pure tradition qui soit. N’y voyez pas un refus de la modernité, mais quand l’inutile et l’uniformisation tendent à s’ériger en règle, je me révolte. Bref !

    Je ne vous ai pas parlé du repas. La salle est spacieuse et nous ne sommes pas serrés tables contre tables.
    Menu classique : un amuse-bouche, une entrée, un plat au choix, un plateau de fromage, un dessert. En sus, un verre de vin et un café. Prix raisonnable.

    Cette trouvaille est l’oeuvre de Lady S. Les élèves apprennent à cuisiner et à vous servir dans les règles de l’art.

    Certains sont stressés et en temps normal, il y a des fautes qu’ils ne feraient pas. Par exemple, vous servir le café, les petits chocolats et omettre de vous donner le sucre. Ce fut un moment très agréable.

    Nous sommes ressortis vers 15h, rassasiés et légers.

    Direction Porte de Champerret à pied. Arrêt pour prendre un ticket de loto. (j’ai rien gagné). Puis choix d’un bus. Nous aimons bien ces ballades en bus. On découvre la ville autrement que coincé dans une voiture ou pire, dans un métro, aveugle et puant.

    Deuxième bus, direction le « Bazar de l’Électricité » près de Bastille. C’est le seul endroit où vous trouvez les ampoules « exotiques ». Le genre une halogène, mince, petit culot baïonnette, 70w, etc. Des ampoules adaptées à certains luminaires de designers. Et le cirque pour trouver ces ampoules. Sur le net, me direz-vous ! Oui, j’ai regardé : délai une semaine mini ou en cours de réassort, prix imbattable. Super ! Mais le « Bazar », lui en avait, à un prix pas bon marché du tout… mais disponible.

    Et nous voici en fin d’après-midi. Retour maison, par le métro. Ben oui, c’est plus rapide que le bus vers 18h dans Paris.


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  • Lady S voulait faire un tour à la Porte de Versailles où se tenait un salon : Faire construire sa maison. Il faisait frais et à 10h15 tapantes on entrait dans ce salon installé dans une surface très raisonnable. Pas trop de monde, pas mal des constructeurs de maison en bois. Il y avait même un exposant allemand. Je laisse Lady S prendre des infos. Pour la construction, c’est pas un problème. Vous vous en doutez, le problème c’est le terrain.

    A 11h30 , nous étions sortis. Direction le Tram et Lady S me lance « si on faisait un grand tour en tram ? ». Et hop, en route dans le T3a pour la Porte de Vincennes, le paysage défile. Il y a du monde mais c’est pas la cohue. A Porte de Vincennes, on saute dans l’autre Tram 3b, direction Porte de la Chapelle. On découvre de l’urbanisme en pleine rénovation ou construction ou des friches.

    12H30. La fin de la balade, début de la faim et pas un restau en vue. Re-tram dans l’autre sens et descente à Porte de Vincennes. J’avais vaguement repéré un resto asiat vers Nation, mais étant nul en navigation, même avec mon smartphone, nous sommes entrés dans le premier resto asiatique sur notre route. Correct, copieux et prix raisonnable.

    Sorti vers 15h30 et métro pour rentrer. A ce moment tout allait bien. Lady S repartait pour St-Lazare et en principe j’allais jusqu’à Montparnasse récupérer la 12. Cela à commencer à foirer quand à Place d’Italie, on annonce « tous les voyageurs doivent descendre suite à un incident » ; (en réalité un bagage abandonné à St-jacques). Tout le monde descend dans une cohue indescriptible. Le métro repart en sens inverse sans voyageur.

    Moi je repars vers Porte d’Italie pour reprendre le tram et comme je pianotais des sms avec Lady S, je loupe la station ! Coup de bol, la suivante (Porte de Choisy) a aussi un accès au tram. Arrg, plus de tickets. Sur le quai du tram pour rentrer, la machine est en rade. Je traverse pour l’autre quai et mon tram arrive et repart. Enfin je finis par le prendre jusqu’à Porte de Versailles, à 7 mn à pied de mon logis.

    Lady S pensait arriver chez elle avant moi, sauf que son train s’est arrêté en pleine nature, au milieu de nulle part. Elle a pensé fortement (et elle l’a écrit...) que j’y étais pour quelque chose et que j’étais mauvais joueur ! Je sais bien que j’ai de grands pouvoirs, mais pas de contrôler l’électricité ou quoique ce soit sur les lignes SNCF ! Finalement tout le monde est rentré à bon port.

    Journée très instructive et agitée.


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  • Août : séjour à la campagne dans la Sarthe. Repos et bon air. Un peu perdu en pleine campagne, mais pas déplaisant. Une maison de plain-pied, une mare pas très loin, un saule pleureur et un chat curieux. Tout ça en famille.

    Escapade à Paris vers le 15 août. Déjeuner avec Lady S chez le libanais « Noura » à Montparnasse. Toujours aussi bon. En terrasse intérieure sous un grand parasol. Une guêpe de passage qui est reparti toute seule et des fous-rires sur la structure et la naissance de l’univers. Comme quoi les sujets sérieux ne sont pas forcements tristes.

    Fin août. Pas bonnes nouvelles de mon cousin. Il vit en Espagne et a une polyglobulie (trop de globules rouges). Il est crevé et seule des saignées régulières font baisser le taux de globules rouges. C’est un peu archaïque, mais ça marche. J’espère que son traitement associé va fonctionner.

    Pas de bonnes nouvelles de Tom et Mat des USA. Mathieu est très malade. Une espèce d’infection qui n’en est pas une, ou cancer ? problème génétique ? Un truc bizarre, un peu cyclique. Tom est très pessimiste, mais garde espoir. Au dernières nouvelles, les examens sont mitigés.

    Septembre

    Ciné : rien à voir Le 8, c’était mon anniversaire ! Et, toc, un an de plus et des kilos à perdre. Impératif m’a dit mon médecin. Je n’ai pas voulu lui faire remarquer que depuis que je le connais, il s’est quand même bien enrobé lui aussi.

    Ce matin à 11h, sur le Boulevard Beaumarchais en attendant Lady S : vu un superbe choupinou blond et sportif, déclarant à sa copine à 11h, « j’ai un creux ». Puis je les vois revenir, lui avec un pot de Nutell* dans lequel il trempait allègrement un pain au chocolat. Et sa copine lui disant : « et moi ? ». Le mec a eu une seconde d ‘hésitation. C’est un gourmand avec une forte addiction au chocolat et au gras !

    Lady S m'a offert un charmant cadeau - fait de ses mains - pour mes mouchoirs.  

    Expo : musée Picasso, Hotel Salé. Très intéressant sur la trajectoire de l’artiste. Découverte aussi de ces croquis et esquisses préparatoires. Surpris aussi de voir un tableau de sa jeunesse, « Science et Charité », (1897, Pablo Picasso - Barcelone, Musée Picasso).

    picasso-science-et-charite-1897

     

    Giacometti était aussi au programme, mais c’était ses plâtres et ses meubles en métal, dernières commandes à l’artiste. Un peu déçu.

    Pour ses célèbres sculptures longilignes, direction musée Maillol. Fermé jusqu’au 14 ! Entre les deux, déjeuner chez Matsuri, à proximité. Nous nous sommes laissés aller : 16 assiettes à deux !

    Pris un bus au hasard et descente rue de Rivoli. Pause dans le jardin des Tuileries à l’ombre des marronniers. Puis un goûter chez Angelina. Thé vert et Saint-Honoré pour Lady S et uniquement thé pour moi. En ce moment je fais attention au sucre…
    Deux touristes friquées et vulgaires partent. Une femme d’âge mûr, sobrement maquillée, un rouge à lèvres rouge vif et vêtue d’un ensemble rouge et noir fait son entrée. Elle se pose et croise les jambes ostensiblement vers moi en tentant de tirer sur sa robe rouge un tantinet trop relevée. Elle écoute discrètement notre conversation, et parfois sourit discrètement. Nous avions une cougar sur son terrain de chasse. Nous sommes partis avant elle et nous avons bien rit de l’épisode.

    Escale chez Patrick Roger à la Madeleine pour des chocolats, pour Lady S et pour ma tribu uniquement. Et encore pas de sucre pour moi.

    Retour at home. Dîner chez ma frangine, ma nièce vient de signer son premier contrat de travail. La voilà qui entre dans sa vie professionnelle. Elle est ravie, car elle va faire un job qui lui plaît. Jamais évident d’avoir un boulot en fonction de ses compétences et de ses diplômes.

    Et maintenant ? Il est minuit passé. Ma voiture est devenue citrouille et je vais dormir.


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