• énervé, parfois...

    Les faits : un cousin vient me faire part d’un bouquin écrit sur la région, il y a quelques dizaines d’années. Et me dit : « pourquoi l’auteur à orthographié le nom du patelin avec deux « l » et un « n ». C’est logiquement l’inverse. Il a écrit une connerie ! »

    Et vlan, dans les dents. Et avec un air supérieur, j’vous raconte pas. D’accord, c’est une grosse tête (le cousin), agrégé et tout et tout, mais quand même. Faut dire que le nom de ce patelin se trouve écrit parfois (dans de vieux documents) avec deux « l » et deux « n » ou une seule consonne de chaque ou en alternance, bref, personne n’étant réellement d’accord sur l’orthographe exacte ou plutôt sur l'origine du nom. Et on laisse à chacun son humeur, mettre le nombre de « l » et de « n » comme il veut. Sur les panneaux du patelin, la chose est figée depuis longtemps avec deux « l » et un « n ».

    Voilà ce qui m’agace. Cette propension chez certain à affirmer, à graver dans le marbre, une opinion ; et on y revient pas, c’est comme ça et pas autrement. Alors que tout le monde sait que rien n’est franchement immuable.

    Il m’a refait le même cirque sur l’ inscription latine, dans une chapelle du 18ème siècle, gravée dans le marbre pour le coup. Comme ce n’était que le texte recopié et non pas une photo, je n’ai pas pu justifier de ma bonne foi. Si je lui montre la photo, une chance pour qu’il me dise que le graveur a fait une erreur ! Pfff…

    Mais putain qu’est ce qu’il en sait des altérations nombreuses du latin écrit dans des coins reculés, voire paumés, par des graveurs ignorants et un clergé qui pratiquait plus le latin de cuisine que le latin de Cicéron ! Ouais. Mais mon cousin, il sait ! Re-Pfff…

    Je ne discute plus. Je fais « ah, oui…, on regardera à l’occasion. », et je clos le sujet en passant à autre chose. Plus les années passent et plus je m’aperçois, d’abord que les faits sont têtus, que nos connaissances sont bousculées régulièrement, et que je ne supporte plus qu’on sodomise les diptères (pour ceux qui savent pas c’est : ‘enculer les mouches’), au détriment d’une vision large et cohérente du tout.

    Donc, parfois, pour le détail d’une crotte du fameux diptère, je reste dans l’approximation voire l’erreur, consciemment, sachant que cela ne change rien au final. Et là j’en vois un qui tique… oui…, mais….

    Ta gueule, on a fini ! Je le voyais déjà partir en physique quantique… la relativité et tout le bastringue.


    Tags Tags : , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :