• Ballade

    Il est temps que je vous dise que je vais bien. Ma semaine a été calme. J’ai fait le tour de la blogosphère, laissé quelques commentaires ça et là. Mais rien de transcendant.

    Mercredi :
    Sébastien vient de m’annoncer qu’il est sur un siège éjectable et qu’il faut qu’il cherche un autre boulot. Il a l’air de prendre la chose pas trop mal. Moi je suis triste pour lui et égoïstement pour moi aussi. C’est le seul mec avec qui j’ai vraiment une relation amicale qui soit plus que de l’amitié. Si il se sauve de cette société, je ne pourrais plus lui passer la main dans les cheveux le matin en arrivant ou de profiter qu’il soit au téléphone pour venir derrière lui et passer mes mains sur son torse. Bon, d’accord, il me dit que j’en profite lâchement, alors qu’il est occupé et qu’il ne peut pas se débattre et on éclate de rire. On se regarde dans les yeux : ça nous fait chier tous les deux, qu’il s’en aille, bientôt, mais on ne sait pas quand.

    Jeudi :
    Encore deux collègues partis en vacances. L’idée d’un pique-nique revient sur le tapis. Et si demain, vendredi . bla-bla et re-bla-bla. Non, on ne sait pas le temps qu’il fera et il fait pas si chaud que ça. Et une discussion de midinettes surgit entre quatre mecs pour savoir si vendredi il faut pique-niquer, ou déjeuner au resto (il faut prendre la voiture), oui mais lequel (2 choix : pizzeria ou chinois) ou finalement bouffer dans notre ‘spb’ (self-pas-bon). Quatre mecs et cinq avis !!! C’est fabuleux et ça dure.

    Vendredi :
    Pourquoi je me suis couché tard la veille au point d’être un zombi ce matin. Je bosse par petits bouts de dossier. Rien qui ne soit en continu sur un seul chapitre. Je m’épuise et soudain je pète les plombs : je prends les feuillets qui sont devant moi, je les envoie en l’air en clamant un ‘au secours’ suraigu. Mon patron et mes deux autres collègues me regardent et se marrent. J’éclate de rire avec eux. Ils ont l’habitude de mon effervescence en fin de matinée. Surtout quand la matinée est brouillonne. Et pour le déjeuner c’est le ‘spb’.

    Samedi :
    Lady ‘S’ et moi avions décidé du programme de notre promenade parisienne la veille.
    Rendez-vous à la BNF à 11h. Exposition des dessins, peintures, affiches et illustrations d’Alfred Dubout (1905-1976), jusqu’au 3 septembre (BNF site Tolbiac, entrée Est). J’ai redécouvert le talent multiforme de cet artiste. Sa truculence, sa lucidité, son audace et sa sensibilité sont un vrai plaisir que l’on découvre au fil de ses oeuvres. Il faut voir cette expo (si par bonheur vous êtes sur Paris). Sinon, il a aussi son site officiel (http://www.dubout.fr/, ainsi que de nombreux ouvrages sur sa vie et son oeuvre. Inutile de vous dire que nous étions à l’abri de la BNF, alors qu’une pluie battante inondait Paris. Un vrai temps de chien !

    Après cette expo, direction le centre ville pour déjeuner (un peu au hasard) et nous prenons un autobus. Aux abords du boulevard St-Michel, nous descendons. Il faut qu’on se réfugie dans un resto. Il pleut de nouveau des cordes. Et hop, on atterri chez un italien. On se laisse aller sur les hors d’oeuvres, le cocktail de pâtes et un petit vin sympa. C’est pas très régime, mais tant pis. Il est 15h et nous sommes les derniers clients, debout à la porte du resto. Il pleut encore et des hallebardes cette fois ! Nous envisageons même un moment de braquer un passant pour lui piquer son parapluie. Devant nous, sur le trottoir, un mec (un charmant jeune homme) attend l’autobus, avec un parapluie. Nous décidons d’une stratégie : on le prend chacun par un bras, lui et son pébroc, on traverse le boulevard avec lui en courant, on s’abrite chez Naf-Naf et on le relâche ! Mais son bus arrive. Il y monte en emportant son précieux accessoire et il ne saura jamais quel plan nous avions concocté pour lui.

    La pluie se calme, nous nous propulsons vers le Musée du Moyen-âge de Cluny et les anciens thermes romains de Lutèce, via Naf-Naf ! Entrée dans la cour de Cluny : très belle architecture.
    A l’intérieur, dans un éclairage crépusculaire très confidentiel, nous découvrons une multitude d’objets, de peintures et de tissus, présentée de façon peu agréable à contempler et c’est dommage. Mais l’éclairage y est pour beaucoup.
    Puis les salles plus claires succèdent aux escaliers dont les cages présentent des grandes tapisseries, accrochées trop haut et sans recul pour pouvoir en admirer toute la beauté. Aux coffres et malles en bois succèdent des vitrines de peignes (très beaux) puis des vases, puis de petits objets quotidiens, puis des épées et des hauberts, puis des retables, et des sarcophages avec leurs gisants. (D’ailleurs je veux être enterré de cette façon, avec ma trombine taillée dans le marbre et en érection ! oops, ça va pas pouxi !!!). On a l’impression d’une vaste accumulation de choses précieuses mais sans mise en valeur réelle. Il manque une véritable scénographie muséographique. C’est vraiment dommage.

    Sortie du musée et direction Odéon à pied. Arrêt en terrasse couverte devant une Badoit (le vin italien et nos bavardages ont asséchés nos langues). Le ciel se dégage, un rayon de soleil redonne une belle lumière. Les trottoirs sont à nouveau occupés par des groupes qui vont et viennent le nez au vent. Et nous devisons joyeusement en faisant une chose que l’on ne peut faire qu’à une terrasse de café : observer les passants, mater, critiquer, approuver, désavouer, bref, donner un avis ironique, tendre, acide, complaisant sur le monde et rire de nous-mêmes ironiquement !

    Il est 19h00 et la pluie menace à nouveau, nous reprenons nos métros. (Si nous avions eu nos parapluies, nous aurions été moins obsessionnels avec le temps !).

    Ce fut une excellente journée et tout compte fait, une bonne semaine ...

    mis en ligne : 23h50


  • Commentaires

    1
    Dimanche 13 Août 2006 à 18:38
    BoSauvage
    Sympa tout ça...
    2
    Lundi 14 Août 2006 à 09:39
    tu es sûr que le départ de Seb n'est pas lié avec tes atouchements?! :o) Tu a speut-être provoqué des jalousies?!
    3
    pouxi
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 01:57
    BS > j'ai pensé à toi. Il avait vers 18h une très belle lumière pour des photos.
    buz > je te rassure, y'a pas de jalousies ! le jaloux c'est moi !
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