• ah, la politique !

    Puisque nous sommes inondés tous les jours des déclarations des uns et des autres, laissons l'histoire nous redonner ce que nos contemporains ressassent eux aussi 2000 ans plus tard !

    Donc histoire de vous éduquer et peut-être de vous énerver voici quelques morceaux choisis.

    A tout seigneur tout honneur, Quintus Tullius dit Cicéron, homme politique et auteur romain (-102, -43 av.JC) fut un grand orateur et de fait il n'arrêta pas de bavasser :

    « Que ta campagne soit magnifique, brillante, éclatante, populaire et que pèse sur tes concurrents - s’il est possible de trouver quelque chose - un soupçon d’infamie (crime, débauche ou corruption). Qu’ils sachent que tu les surveilles, que tu les observes. Agitons devant nos concurrents la menace d’un procès, effrayons leurs trésoriers, ou, d’une manière ou d’une autre, faisons pression sur ceux qui les financent. » (in Petit manuel de campagne électorale)

    « Ne refuse rien à personne : quand on fait des promesses, l’échéance est incertaine, éloignée dans le temps. En revanche, en refusant, on est sûr de se faire des ennemis, et en foule. »

    Et pourquoi pas également Tacite, Historien latin (55-120) qui nous lance au nez :

    « Plus l’État est corrompu, plus il y a de lois. » (in Annales)

    Puis nous laisserons parler Jules Mazarin, prélat et homme politique français (1602-1661), qui en connaissait un rayon lui aussi.

    « Montre-toi l’ami de tout le monde, bavarde avec tout le monde, y compris avec ceux que tu hais, ils t’apprendront la circonspection. De toute façon, cache tes colères, un seul accès nuira plus à ta renommée que toutes les vertus ne pourront l’embellir. Préfère les entreprises faciles pour être plus facilement obéi et quand tu as à choisir entre les deux voies d’actions, préfère la facilité à la grandeur avec tous les ennuis qu’elle comporte. »

    « Défie-toi d’un homme à la promesse trop facile : c’est généralement un menteur, et un perfide. »

    Et puis j'ai envie d'en remettre une couche, celle de Cicéron :

    « Le budget devrait être équilibré, les finances publiques devraient être comblées, la dette publique devrait être réduite, l'arrogance de l'administration devrait être abolie et contrôlée, et l'aide aux pays étrangers devrait être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. Les gens doivent encore apprendre à travailler, au lieu de vivre sur l'aide publique. » (-55 av.JC)

    Et finissons par Juvénal, poète satirique latin (vers 45 – vers 128 ap.JC), qui fut une sacrée langue de put* !

    « La censure épargne les corbeaux et s'acharne sur les colombes.  » Juvénal (inSatires)

    (et en latin ça vous dit ? Dat veniam corvis, vexat censura columbas.)

     

    Enfer et damnation, j'avais oublié le muguet !

    muguet

     

    mise en ligne 22:47 et 23:01 pour le muguet de ce foutu 1er mai !
    .


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